lundi 20 juin 2011

En différé de Cannes, la fin (Pirates des caraïbes 4 : la fontaine de jouvence)


-          Comme chaque année, un studio de Hollywood a le droit d’envoyer se faire huer un de ses blockbusters estivaux à Cannes, et en 2011 ce fut Disney avec le quatrième épisode de « Pirates des Caraïbes ».
-          Et c’est sans surprise que la déception est au rendez-vous, ce qui va bientôt devenir une habitude si Disney continue d’aligner les suites. Cette énième incursion dans l’univers de « Pirates des Caraïbes » a perdu toute saveur.
-          Pourtant, le changement d’équipe opéré aurait dû jouer dans l’autre sens… Sauf que non : l’opus quatre de la saga a tout du sabordage en règle des précédents épisodes. Gore Verbinski n’ayant pas eu la décence de couler avec son navire, c’est Rob Marshall qui le remplace à la réalisation. Il démontre qu’il sait très bien obéir aux studios, mais n’a par ailleurs aucun talent. La non-utilisation de la 3D en est l’exemple le plus frappant : pour compenser financièrement la baisse de fréquentation attendue pour ce quatrième épisode, Disney a logiquement imposé au réalisateur qu’il tourne le film en 3D. Lequel a acquiescé mais ne s’est absolument pas préoccupé de modifier en conséquence la construction des plans. A croire qu’il l’a oubliée ! Du coup, celle-ci ne sert à rien - voire nuit à la lisibilité des pâles scènes d’action – et, pour une fois, on s’en plaindra !
-          Avec un réalisateur aux commandes qui fait de la figuration, on ne s’étonnera donc pas que les aventures de Jack Sparrow  deviennent mornes et presque ennuyeuses, sans esprit, et même plus très drôles. Tout est y terni pour qui a vu les films précédents, malgré un scénario qui recèle encore de bonnes idées…  Alors qu’auparavant on pouvait encore ressentir de la peur à bord du Black Pearl dans le film original, être ému par la malédiction frappant le capitaine-poulpe Davy Jones dans l’épisode 2, ou impressionné par l’onirisme surréaliste du bout du monde dans le 3, il n’y a ici plus aucun souffle. Qu’on ne recherchera pas non plus dans la musique : même les superbes thèmes de Hans Zimmer auxquels doit beaucoup la saga se retrouvent ici remixés et massacrés par Zimmer lui-même dans une composition sans idée…
-          Voyons, ne décourage pas tous les spectateurs potentiels : le film connaît quelques moments de bravoure. Dans les scènes où interviennent les personnages destinés à remplacer Orlando Bloom (on ne le regrettera pas) et Keira Knightley (c’est plus problématique), à savoir un missionnaire convaincu et une sirène jouée par la fille du puisatier d’Auteuil, les dialogues sont si ridicules et les acteurs tellement mauvais que, enfin !, on se met à rigoler.

On retiendra…
Les décors et les costumes qui ne prennent pas encore l’eau même si une impression de déjà-vu se fait sentir. Johnny Depp et Geoffrey Rush, qui peuvent encore être drôles. Le scénario.

On oubliera…
La 3D, la réalisation, la musique et surtout le couple du missionnaire et de la sirène.

A noter :
Peut-être comme pour nous l’heure de détruire un mythe ? Jack Sparrow se traduit « Jacques Moineau ». Sinon : le scénario du cinquième épisode est déjà en cours d’écriture…

« Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence » de Rob Marshall, avec Johnny Depp, Penélope Cruz,…

Par Imer et Miltiade

1 commentaire:

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