jeudi 17 janvier 2013

Rebbot reboot (Mariage à Mendoza)



-           J’ai froid… D’accord, les partiels sont finis, mais j’en viens presque à le regretter maintenant.
-          Mais regarde le bon côté des choses : bloqué dans la queue frigorifiée devant le RU, tu as tout ton temps pour lire le Contact, dont la version papier est elle aussi de retour pour le second semestre…
-          Encore une autre rafale de vent comme ça et je gèle sur place ! J’espère que l’article de la rubrique cinéma saura réchauffer mes doigts engourdis…
-          Je n’en doute pas : c’est dans l'hémisphère sud, en Argentine que se déroule le voyage de « Mariage à Mendoza », un road-movie français tourné entre Buenos Aires et Mendoza. C’est le premier film d’Edouard Deluc. Il signe ici son premier long-métrage, qui reprend dans sa première partie l’histoire d'un de ses courts-métrages, « ¿Dónde está Kim Basinger? » (2009)… Une manière comme une autre de sauter le pas du court au long-métrage.
-          Un road-movie ? Je ne me suis toujours pas remis de la déception de « Sur la route », pourtant sélectionné à Cannes.
-          Mais « Mariage à Mendoza » était sélectionné… au festival Groland de Toulouse ! Et même s’il n’y a rien gagné, il réjouit par son humour et sa liberté. En fait, il contient tout ce qui manquait au film de Walter Salles : un souffle, une énergie, une folie qu’avait manqués la mise en scène trop contrôlée de Salles. « Mariage à Mendoza » conquit donc d’abord par son humour. Celui-ci vient autant de son acteur principal, l’étonnant Philippe Rebbot, que des ellipses et les accélérations de la mise en scène. Rien que la langue parlée par le duo que forme Rebbot avec l’impeccable Nicolas Duvauchelle est déjà hilarante, mélange d’espagnol, d’anglais et de français.
-          Et avec les sous-titres français, ce doit être encore plus drôle !
-          Sans surprise, comme tout premier film, « Mariage à Mendoza » n'est pas sans défauts. Un tout petit exemple : une référence inutile à une scène d’un film de Steve Buscemi, que le réalisateur semble avoir inclus dans le montage pour son seul plaisir. Mais ces marques de jeunesse, loin de desservir le film, aident beaucoup à l’atmosphère de folie douce de ce voyage.

On retiendra…
Un voyage un peu fou mais très drôle, à l’image de son acteur principal, Phillipe Rebbot.

On oubliera…
Les défauts de jeunesse qu’évitent peu de premiers films, mais qui s’accordent ici très bien avec la forme du road-movie.

« Mariage à Mendoza » d’Edouard Deluc, avec Philippe Rebbot, Nicolas Duvauchelle,…

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